Le tourisme de groupe

L’essentiel

10,2 milliards d’euros : c’est le poids du tourisme de groupe, dont 1,6 milliard en France selon une étude réalisée par Protourisme pour Atout France. Pour rappel, un groupe est composé de plus de 10 personnes et part deux jours au minimum, hors voyages d’affaires.

L’événement

La loi Macron libéralise le marché de l’autocar ! En effet, la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ouvre le marché du transport interurbain. Au total, près de 200 lignes pourraient être mises en place par les principaux acteurs d’ici fin 2016, engendrant la création de 2000 à 3000 emplois directs au cours des 18 prochains mois, à laquelle s’ajoutera l’activité induite sur le tourisme et le commerce local. D’ici la fin de l’année 2015, ce sont une cinquantaine de lignes qui devraient ouvrir, notamment sur des liaisons qui ne bénéficient pas de services ferroviaires directs.

Les chiffres clés

6,9 millions de Français sont partis au moins une fois en groupe en 2013, soit 13% de la population française (source : Protourisme/Atout France).

En 2013, le marché du tourisme de groupe a représenté 82 millions de journées, dont un quart en France, le reste à l’étranger (source : Protourisme/Atout France).

La durée moyenne d’un voyage en groupe est passée entre 2008 et 20 13 de 6,5 à 5,8 jours en France et de 10,3 à 8,9 jours à l’étranger (source : Protourisme/Atout France).

Le panier moyen du touriste de groupe est passé entre 2008 et 2013 de 395 à 453 € pour la France et de 1275 à 1242 € à l’étranger. Ce qui représente une dépense moyenne par personne et par jour de 78 € en France et de 140 € à l’étranger (source : Protourisme/Atout France).

Le portrait type du touriste de groupe : il est âgé de plus de 65 ans, retraité, sa catégorie socio -professionnelle est CSP+ avec des revenus au-dessus de la moyenne, il habite dans une ville de plus de 100 000 habitants et plus souvent dans le grand Ouest (source : Protourisme/Atout France).

Plus de 2 millions de voyages touristiques ont été réalisés en autocar par la clientèle française en France en 2013 (Source : Memento du Tourisme 2014).

Le tourisme en autocar représente 226,3 millions de kilomètres parcourus (source : Chiffres & Statistiques – Commissariat général au développement durable – 2014) et 24,6 milliards de voyageurs -kilomètres (source : les comptes des Transports en 2013).

9 : c’est le nombre de groupistes qui se sont regroupés au sein d’un GIE, baptisé Cercle économique des agences groupistes, afin de faire valoir leurs intérêts. Les neuf entreprises représentent un chiffre d’affaires de 200 millions d’€ : Syltours, Voyages Plus, Amerasia, Tours Square, Visiteurs Partie, Transunivers, Altis, Time Tours et SPVA.

3 questions à Michel Seyt, président de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV)

Comment s’est comporte votre secteur d’activité en 2015 ?

La Fédération Nationale des Transports de Voyageurs, principale organisation professionnelle du transport routier de voyageurs, représente notamment les entreprises de tourisme par autocar qui organisent et proposent des voyages,Anchorséjours et circuits. L’autocar est un maillon indispensable de la chaîne touristique. Il achemine la clientèle vers les établissements et sites touristiques ou culturels, contribuant ainsi à la bonne santé économique du tourisme.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur (consommateur, réglementation, nouveaux acteurs…) lors des douze derniers mois ?

L’événement le plus marquant pour les transporteurs de voyageurs par autocar en 2015 est incontestablement l’ouverture des lignes nationales longue distance en France par la loi « Macron ». Elle est porteuse d’activité économique et de création d’emplois pour l’ensemble de notre secteur d’activité. Elle constitue une offre de déplacement supplémentaire pour les Français à moindre coût, en toute sécurité et avec une qualité de services élevée à bord.

Quels sont les deux défis majeurs auxquels votre secteur est confronté ?

Malgré la très bonne efficacité énergétique du transport par autocar et les efforts cons idérables des entreprises de notre secteur en faveur du respect de l’environnement, notre profession doit continuer à s’impliquer sur les enjeux de mobilité durable pour montrer que contrairement aux idées reçues, le transport par autocar est peu polluant : un autocar remplace 30 à 40 voitures tout en occupant seulement l’espace de trois d’entre elles sur la route. L’autocar est également un mode de transport de plus en plus sûr : en septembre, tous les autocars seront équipés en ceintures de sécurité et en éthylotests anti-démarrage. Environnement et sécurité sont les deux défis majeurs que notre secteur relèvera cette année !